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Dar-el-Beïda au fil des jours

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15 novembre 2006

Une première dans l'Histoire du Maroc

Les nouveaux gouverneurs de la ville

La femme qui fait l'évènement

Fouzia_Imansar

La préfecture des arrondissements de Aïn Chok est la première préfecture de l'Histoire du Maroc à être dirigée par une femme, Fouzia Imansar, qui s'est illustrée auparavant par sa gestion intransigeante à la tête de l'Agence urbaine de la plus grande agglomération du pays. Fouzia a fait baver bien des puissants promoteurs immobiliers qui ont pris l'habitude de bénéficier de dérogations à la réglementation et qui n'ont cessé de l'accuser de nuire à leurs projets supposés profitables au développement de la ville voire du pays (comprendre à leurs propres intérêts). Pour ses détracteurs, tous intervenants dans l'acte de lotir et de construire, la femme n'est pas compréhensive et elle n'a cessé le leur mettre les bâtons dans les roues. Un cas atypique puisqu'on soutient que partout c'est la dérogation qui est la règle et que l'application de la loi de l'urbanisme est l'exception.

La dernière affaire amplifiée à ce propos, juste quelques jours avant le départ de Fouzia Imansar de l'Agence, ne concernait pas un privé mais les dirigeants de la Ville eux-mêmes. Fouzia avait refusé une dérogation au projet Casashore, la future zone dédiée aux activités d'offshoring et aux services d'accompagnement, dont les plans déposés au départ consistaient en des constructions en R+3 et qu'on est venu lui demander par la suite de les valider en R+6. Refus catégorique. Pour dire que la femme ne se laisser pas influencer, et encore moins s'intimider, de quelle que part que vient la sollicitation ou la pression, se tenant scrupuleusement à l'application de

la réglementation. C'est

la forte réputation que cette femme de caractère s'est taillée depuis son installation en septembre 2003 comme gouverneur, directeur de l'Agence urbaine du Grand-Casablanca.

Quel est le parcours de cette femme exceptionnelle? Née le 12 juillet 1951 à Essaouira, Fouzia Imansar est mère de deux enfants. Elle est diplômée du cycle supérieur de l'Ecole Normale de l'Administration Publique et de l'Institut Supérieur de Commerce et d'Administration des Entreprises. Elle a intégré la fonction publique en 1972 en tant qu'inspecteur des Finances, puis inspecteur divisionnaire du même ministère à partir de janvier 1978. Elle a été nommée en 1986, chef de division à l'Agence Urbaine du Grand Casablanca avant d'être promue en 1995 directeur de l'Agence Urbaine de Rabat-Salé. En charge depuis 2003 de ce véritable panier de crabes qu'est le secteur de l'urbanisme à Casablanca, elle s'est toujours distinguée par un sérieux à la limite de la sévérité, ce qui allait lui attirer les foudres de partout. Son départ précipité, car elle n'a pas encore bouclé les 4 ans à son poste, a été accueilli avec un ouf de soulagement par ses très nombreux détracteurs. Mais pas ceux qui lorgnent du côté de la préfecture des arrondissements de Aïn Chok. Ceux-ci l'auront peut-être encore sur leur route car il est des prérogatives du gouverneur de donner son avis sur les opérations d'urbanisme. Mais on se demande si cette affaire de Casashore n'aurait pas entamé la détermination de cette femme présentée comme un symbole de la rectitude.

En fait, tout le secteur du bâtiment est dans l'expectative. Le nouveau gouverneur directeur de l'Agence Urbaine lâchera-t-il du leste?  Allal Sakrouhi, qui a dirigé depuis 2003 la province de Nouacer n'est pas étranger lui aussi au milieu de l'urbanisme. Titulaire d'un diplôme de 3ème cycle en sciences économiques de l'Université de Toulouse en 1982, il a commencé sa carrière professionnelle, la même année, justement en tant que professeur de l'Enseignement supérieur à l'Institut national d'aménagement et d'urbanisme de Rabat. Il doit donc maîtriser les textes. Et il a présidé pendant une année l'Agence urbaine de Tétouan.
En plus de Fouzia Imansar et de Allal Sakrouhi, les nouveaux gouverneurs des préfectures des arrondissements et des provinces que SM le Roi Mohammed VI a nommés récemment au Grand Casablanca sont MM Abderrahim Bendraoui, gouverneur de la province de Mediouna; Hassan Ben M'barek, gouverneur de la province de Nouaceur; Amal Benboubker, gouverneur de la préfecture des arrondissements de Sidi Bernoussi; Abdelfattah El Houmam, gouverneur de la préfecture des arrondissements de Ain Sebaâ-Hay Mohammadi et Khalid Safir, gouverneur de la préfecture des arrondissements d'Al-Fida-Mers-Sultan.

Ci-après les biographies de ces responsables:

Médiouna

M. Abderrahim Bendraoui, est né le 18 janvier 1954 à El Jadida. Docteur d'Etat en Droit, IL est enseignant à la Faculté de Droit de Rabat-Agdal depuis 1976. Il a enseigné à l'Ecole Nationale de l'Administration publique (ENAP), à l'Académie Royale militaire de Meknès, à l'Institut agronomique et vétérinaire Hassan II (IAV), à l'institut national des statistiques et de l'économie appliquée (INSEA) et au Centre de formation administrative de Rabat. Il a été nommé, le 25 janvier 1994, gouverneur de la province de Khémisset, puis en septembre 1998, gouverneur de la province de Chefchaouen. Il a été également nommé, le 31 décembre 1999, gouverneur directeur de la coordination des affaires économiques (DCAE) au ministère de l'Intérieur, puis gouverneur de la préfecture d'arrondissements d'Aïn Sbaa Hay Mohammadi, le 22 juin 2005. Il est membre du conseil de la concurrence depuis sa création en 2001. Il est le président-fondateur de l'association "Maroc-Extême-Orient : Etudes, échange et Dialogue", et est membre du centre marocain des études et de recherches en sciences sociales. Il est également membre de la commission scientifique de la revue "Abhat" et de

la "REMALD

". Il est l'auteur de trois ouvrages sur le droit des contrats, le droit maritime et "la protection du consommateur au Maroc".

M. Bendraoui est décoré en 2004 du Ouissam du trône de l'ordre de Chevalier. Il est marié et est père de deux enfants.

Nouacer

M. Hassan Ben M'barek est né le 27 juin 1949 à El Hajeb. Lauréat de l'Institut supérieur du commerce et d'Administration des entreprises, il a entamé sa carrière, le 30 septembre 1974, en tant que civiliste aux services extérieurs du ministère de l'Intérieur avant d'être nommé, le 30 septembre 1976, administrateur-adjoint à la préfecture de Casablanca. Il a été promu le 27 mars 1978 au grade de chef de cercle au secrétariat général de la préfecture de Casablanca . Le 31 décembre 1999, il a été nommé gouverneur de la préfecture de Sidi Bernoussi-Zenata, puis gouverneur de la préfecture d'arrondissements de Sidi Bernoussi, le 13 septembre 2003. Il a été décoré en 2004 du Ouissam du Trône de l'ordre de Chevalier. M. Ben M'Barek est marié et père de trois enfants.

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Sidi Bersnoussi

M. Amal Benboubker,est né le 13 septembre 1954 à Fès. Titulaire d'une licence en sciences économiques (1976) et d'un diplôme d'études supérieures en sciences économiques en 1978 en France, il a entamé sa carrière le 29 novembre 1976 en tant que civiliste au ministère de l'Intérieur avant d'être nommé, le 19 mars 1983, agent d'autorité au secrétariat général de la préfecture de Casablanca-Anfa. Il a été promu, le 10 août 1994, chef de district à la préfecture de Casablanca-Anfa, puis secrétaire général à la même préfecture le 3 février 2000. Le 13 septembre 2003, il a été nommé par SM le Roi Mohammed VI, gouverneur de la préfecture d'arrondissements de Casablanca-Anfa, puis gouverneur de la préfecture d'arrondissement d'Aïn Chock, le 22 juin 2005. Il est marié et père de trois enfants.

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Aïn Sebaa-Hay Mohammedi

M. Abdelfattah El Houmam est né le 4 septembre 1952 à Casablanca. Il est titulaire d'une licence en sciences économiques en 1977 et du diplôme du cycle supérieur de l'Institut supérieur du commerce et de l'Administration des entreprises en 1986. Il a été nommé en avril 1981 chef de division économique et sociale à la wilaya de Casablanca, avant d'occuper le poste de chef du département de la promotion et d'accueil à la foire internationale de Casablanca de 1983 à 1986.

Il a été par la suite nommé adjoint au chef de la division des affaires générales de la wilaya du Grand-Casablanca entre décembre 1986 et octobre 1988.

Directeur général d'une société de textiles depuis novembre

2000, M

. il est marié et père de trois enfants.

El Fida-Mers Sultan

M. Khalid Safir est né le 13 décembre 1967 à Settat. Il est titulaire d'un diplôme d'ingénieur de l'Ecole polytechnique (1991) et d'un diplôme de statisticien-économiste de l'Ecole nationale de la statistique et l'administration économique de Paris (1993). Il a occupé de 1993 à 1995 le poste de chef de la division de la gestion financière au port de Casablanca, avant d'intégrer le ministère des Finances où il a été chargé d'Etudes (1995-1998) et de la paierie principale des rémunérations de (1998-2003). Il occupe depuis le 2 janvier 2004 le poste de directeur de la modernisation, des ressources et du système d'information au trésorerie générale du Royaume. Il est marié et père de trois enfants.

 

Fouzia_Imansar__la_femme_qui_fait_l__v_nement

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15 novembre 2006

La Lyonnaise des Eaux de Casablanca (Groupe Suez) en difficulté au Maroc

 

Manifestations_contre_la_Lyonnaisse_de_Eaux_de_Casablanca

Les suites des dernières augmentations des prix de l'eau et de l'électricité

Rien ne va plus entre Lydec, ses abonnés et les élus de la ville

Casablanca, le 18 oct 2006

Rien ne va plus entre La Lyonnaise des Eaux de Casablanca (Lydec) et se abonnés qui sont venus manifester bruyamment devant les agences du concessionnaire délégué pour dénoncer les augmentations conséquentes apparus sur les dernières factures d'eau et d'électricité. Après la série d'augmentations des prix qui ont affecté différents produits de premières nécessités ces derniers, les frais engagés dans la rentée scolaire, ceux occasionnés par le Ramadan et en attendant les dépenses de l'Aïd, c'était le coup de grâce pour de très nombreux ménages qui arrivent difficilement à joindre les deux bouts. La grogne monte de jour en jour et risque de provoquer des dérapages si les hausses décidées ne seront pas retirées. Pour temporiser, la distribution des factures salées de ce mois a été interrompue

au niveau de plusieurs quartiers chauds de la ville.

Il convient de rappeler que lors de la session de juillet 2006 du Conseil de la Ville de Casablanca, l'augmentation du prix de l'eau a été dénoncée par les élus de l'opposition auxquels se sont joints ceux de la majorité qui réclamaient au préalable et depuis longtemps la révision du contrat de gestion déléguée au motif que la Lydec n'aurait pas réalisé notamment les investissements qu'elle a promis et que ses redevances à la communauté n'ont pas évoluées. De là à ce que la Commission de Suivi Technique de la gestion déléguée donne en premier son aval pour une hausse des prix à la consommation, la majorité des conseillers de la Ville ne l'a nullement avalé. Devant la vive contestation du conseil et des abonnés qui ont vu leur facturation flamber, le maire, qui fait cavalier seul, devait expliquer que la révision du contrat de Lydec faisait l'objet d'étude et de concertation entre les différentes parties signataires, renforcées par des experts externes, qui doivent achever d'ici fin 2006 la copie rectifiée devant être présentée pour examen et approbation.

Dans un rapport préliminaire rendu public par la commune urbaine de Casablanca, il ressortait de la comparaison entre les données communiquées par le délégataire et les données contractuelles un déficit des investissements réalisés et financés par le délégataire, une baisse des volumes de ventes relatives à l'eau potable et l'assainissement liquide, des taux atteints des rendements des réseaux d'eau et d'électricité inférieurs aux rendements contractuels, des écarts qui ont de grandes retombées économiques et financières sur les structures essentielles de la gestion déléguée.

L'autorité délégante et le délégataire devraient se rencontrer à ce sujet pour décider d'un commun accord des mesures qui s'imposent et qui seront arrêtées à l'occasion de la revue globale du contrat, a-t-on indiqué. Ils devront également s'entendre sur le contrôle dont dispose l’autorité délégataire à l'égard du délégataire pour une meilleure efficience, le financement du fonctionnement du service permanent de contrôle local, le suivi et le contrôle des budgets d'équipements annuels, les conditions de passation des marchés par le délégataire au titre de la gestion déléguée, les redevances à l'autorité délégante, les périmètres des services délégués, les relations avec les producteurs et notamment avec l’ONE ainsi que sur l'éclairage public. Dans cette optique et pour une mise à jour la nouvelle mouture du contrat devant être présentée en fin de l'année en cours, le comité technique de suivi et de la gestion déléguée a déployé un comité de pilotage et des commissions de travail qui sont la commission juridique, la commission économique et la commission investissement. Ces commissions traiteront les volets suivants :

- le volet juridique porte sur la révision des dispositions du contrat, le contrat de la gestion déléguée et la structure de contrôle, le suivi de la gestion déléguée, l'autorité délégante, le périmètre de la gestion déléguée, l'extension de l'objet du contrat, le fonds de travaux, la clarification des dispositions juridiques et la publication au bulletin officiel des cahiers des charges d'exploitation.

- Le volet économique porte sur l'examen et l'évaluation du contrat, la valorisation des immobilisations, le programme d'investissement (réalisation et valorisation), l'actualisation du programme d'investissement, les formules de révision, la valorisation des projets réalisés, les travaux réalisés en interne, les prix moyens de vente, les structures de consommation, les travaux remboursables, les peines et soins, l'évolution du système tarifaire, la para tarification, les bordereaux des prix des travaux et les volumes d'eau et quantités d'électricité prévisionnels.

- Le volet financier porte sur l'équilibre global, l'interprétation des charges, l'interprétation des recettes, les dépôts de garantie, les prévisions et le financement du renouvellement, les grosses réparations, l'assistance technique, les volumes prévisionnels, le financement du contrat, le financement du fond de travaux, de financement des régimes de retraite, les financements extérieurs (onep, organismes internationaux), l'équilibre financier du contrat et les frais d'études et de contrat.

- Le volet technique porte sur les rendements des réseaux (eau, électricité), les taux de desserte, les branchements sociaux et la qualité de service. Le volet contrôle et régulation porte sur la nature du contrat, la revue de l'application du contrat avec actualisation, l'équilibre global du contrat, l'équilibre financier du contrat, le reporting et le suivi des investissements.

En attendant la révision du contrat de gestion déléguée, la Lydec a expliqué les dernières augmentations qu'elle a appliquées par Arrêté ministériel (n° 214-06 du 6 février 2006, publié le 2 mars 2006) par lequel le Gouvernement a décidé d'augmenter le prix de l'eau potable avec lequel les distributeurs (régies et délégataires) achètent ce produit aux producteurs (ONEP et autre société). Simultanément, poursuit Lydec, le Gouvernement a décidé par Arrêtés ministériels (n° 215-06 du 6 février 2006) publié le 2 mars 2006 et n° 427-06 du 3 mars 2006 publié le 30 mars 2006) de changer la structure des tranches de consommation d'eau potable et d'assainissement en vigueur, à travers le rétrécissement de la 1ère tranche de consommation qui passe de

8 m

cubes à

6 m

par mois. Cette décision ne s'applique pas seulement pour Casablanca mais à l'échelle nationale. Conformément à l'article 32 du contrat de gestion déléguée toujours en vigueur, Lydec poursuit qu'elle a saisi auparavant l'autorité délégante pour lui soumettre une demande d'ajustement de la 1ère tranche comme cela a été fait à l'échelle nationale. Lors de la réunion de la commission technique de suivi du 12 mai

2006, l

'autorité délégante, en présence des représentants du Ministère de l'Intérieur (Autorité de tutelle), a donné son accord pour l'application de cette nouvelle disposition, à compter du 30 mars 2006.

En dehors de l'augmentation du prix des producteurs et du réaménagement de la première tranche, rien d'autre n'a été entrepris à croire toujours Lydec qui signe et persiste en assurant que les prix unitaires de toutes les tranches (eau et assainissement), ainsi que leurs redevances n'ont pas changé. Et d'argumenter en indiquant que près de 40% de ses clients consomment dans la nouvelle 1ère tranche, soit jusqu'à

6 m

cubes /mois, donc

200 litres

par jour et paient une facture mensuelle maximale de 23,60 Dh HT pour l'eau potable (?). La grande majorité de ces familles sont à revenu limité et ne sont pas concernées par ces nouvelles dispositions. Cela veut-il dire que toutes familles qui manifestent actuellement sont aisées et consomment sans compter plus de

200 litres

par jour?

Ceci dit, Lydec précise qu'elle s'approvisionne auprès des producteurs d'eau à 4,34 Dh HT le mètre cube et continue à le facturer aux Casablancais à 2,92 Dh HT le mètre cube en 1ère tranche. Elle rappelle enfin qu'elle a présenté les nouvelles dispositions tarifaires pour approbation au Bureau du Conseil de la Ville et aux Présidents des Arrondissements, respectivement les 17 mai et 26 juin 2006. Pourquoi alors une majorité des abonnés et des élus contestent aujourd'hui ces augmentations tarifaires?

 

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Les manifestations contre l’augmentation des prix de l’eau et de l’électricité à

La Lyonnaise des Eaux de Casablanca dénoncée pour surfacturation

casablanca, le 9 nov 2006

Jamais on n’a assisté à Casablanca à des vagues de manifestations spontanées aussi massives et répétitives contre l’augmentation des prix similaires à celles qui se sont déclenchées ces derniers jours pour protester contre les factures présentées aux ménages par le concessionnaire de la distribution de l’eau, de l’électricité et de l’assainissement. Les factures ont tout simplement atteint des montants tellement élevés que les citoyens ne peuvent plus les régler.

L’eau comme l’électricité sont des produits de premières nécessité dont on ne peut plus s’en passer et dont les prix étaient déjà assez élevés non seulement pour une majorité de ménages aux revenus incompatibles avec le coût de la vie actuel mais aussi par un semblant de classe moyenne criblée de charges fixes et de dettes. Avec la flambée des prix qui a touché de nombreux autres produits et services aussi essentiels, des salaires immuables et peu regardant sur les augmentations généralisées et l’inflation, et dans une ville aussi chère que la capitale économique, la nouvelle facturation éditée par

la Lyonnaise

des Eaux de Casablanca (Lydec) a eu l’effet de la goutte qui a fait déborder le vase. Le concessionnaire délégué n’a cependant fait qu’appliquer des décisions gouvernementales impopulaires contenues dans des arrêtés ministériels. Il s’agit notamment de l’arrêté n° 214-06 du 6 février 2006, publié le 2 mars 2006, qui a décidé d'augmenter le prix avec lequel les producteurs (ONEP et autre société) vendent l’eau potable aux régies de distributions et aux concessionnaires. D’autres arrêtés ministériels (n° 215-06 du 6 février 2006) publié le 2 mars 2006 et n° 427-06 du 3 mars 2006 publié le 30 mars 2006) ont suivi pour changer la structure des tranches de consommation d'eau potable et d'assainissement en vigueur, à travers la réduction de la 1ère tranche de consommation qui est passée de

8 m3

à

6 m3

par mois.

La Lydec

n’a trouvé par la suite aucune difficulté pour obtenir de l’autorité délégante (Conseil de

la Ville

) son accord pour l’application de ces mesures malgré le non respect des ses engagements contenus dans le cahier de charges de la gestion déléguée. En matière d’investissements, un rapport de la même commune urbaine de Casablanca, a relevé un déficit à travers la comparaison entre les données communiquées par le délégataire et les données contractuelles, avec des écarts qui ont de grandes retombées économiques et financières sur les structures essentielles de la gestion déléguée !

Les hausses des prix seraient-elles ne serait-ce que raisonnables ? Nullement, affirme une source qui suit de près le dossier de

la Lydec.

Pour

le cas de l’eau, le concessionnaire délégué l’achète à 4,92 DH le m3 pour la facturer aux ménages casablancais au prix moyen de 8,70 DH, soit une marge de 77% ! Avec sa politique commerciale,

la Lydec

a pu réaliser pas moins de 673,279 millions de DH de profit entre 2003 et 2005 et distribué des dividendes d’un montant de 565 millions DH. Elle a ainsi récupéré en quelques années plus de 2,5 fois le capital qu’elle a apporté et qui est de 260 millions DH. Qui peut espérer mieux ?

La Lydec

se trouverait donc sur un terrain conquis où elle parait n’avoir de compte à rendre à personne, surtout pas aux consommateurs, et profite pleinement de sa position dominante et de son monopole.

 

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Un protocole accord pour contenir les manifestations contre les factures de la Lydec

 

Maintien du rétrécissement de la tranche sociale et des facilités noyées dans une augmentation des tarifs de 6%

 

 

Casablanca, le 12 nov 2006

 

Les manifestations massives et répétitives, organisées dans plusieurs arrondissements de Casablanca pour protester contre la hausse de la facturation du concessionnaire délégué à l'eau, l'électricité et l'assainissement, ont obligé les responsables à réagir pour calmer les esprits. Ce fut la conclusion d'un protocole d'accord savamment libellé, signé le 10 novembre entre l'autorité délégante, l'autorité de tutelle et la Lyonnaise des Eaux de Casablanca (Lydec).

 

Ce protocole d'accord a été solennellement présenté à la presse, samedi, au siège de la wilaya, par le maire de la ville et le directeur général de la Lydec. Il intervient comme prélude à la révision globale du contrat de gestion déléguée et se veut comme une solution permettant de réduire l'impact de "le situation engendrée par l'application (à l'échelle) nationale du rétrécissement de la première tranche de l'eau et de l'assainissement de 8 à 6 m3 ". Ce rétrécissement, décidé par arrêté ministériel, est maintenu. Et le protocole d'accord, par des dédales enchevêtrés de justifications stipule: "Le tarif de la 1ère tranche de 0 à 6 m3 par mois est maintenu au niveau antérieur, soit 2,92 DH HT le m3 pour le sclients de Casablanca et 2,53 DH HT pour les clients de Mohammedia. De même, une tranche intermédiaire de 6 à 8 m3 par mois a été créée avec un tarif de 3,10 DH HT le m3 au lieu de 9,69 DH HT le m3 antérieurement, pour les clients de Casablanca, et de 2,68 DH HT le m3 au lieu de 8,15 DH HT le m3 pour les clients de Mohammedia.

 

"Pour répartir équitablement l'impact de du rétrécissement de la 1ère tranche, ces dispositions sont accompagnées d'une évolution des uatres tarifs de 6%, sauf pour les bains maures qui demeurent au tarif antérieur.

 

"Enfin, la 3ème tranche (20 à 30 m3 par mois) a été fusionnée avec la 4ème tranche pour les particuliers et les administrations"

 

Pour l'assainissement, le tarif de la première tranche a été maintenu à 0,35 DH HT le m3, celui de la tranche intermédiaire baisse de 1,67 DH HT à 0,37 DH HT. Et toujours cette augmentation de 6% des autres tarifs, sauf pour les bains maures, "pour rétablir équitablement l'impact du rétrécissement de la 1ère tranche".

 

Aussi bien pour l'eau que pour l'assainissement, ces mesures seront appliquées à partir du 1er octobre 2006.

 

Pour résumer donc et être plus clair, le prix de l'eau pour la première tranche de consommation (maximum 6 m3 ) est maintenu, celui de la nouvelle tranche intermédiaire qui a été créée (6 à 8 m3 ) est revu à la baisse mais ceux de la 2ème tranche (8 à 20 m3 par mois) de la 3ème tranche ( 20 m3 par mois et au-delà) augmentent de 6%, sauf pour les bains maures.   

 

Et s'étonne, alors qu'on voudrait défendre les consommateurs, qu'on présente toujours les prix en hors taxe Faut-il attendre l'adoption de la futur loi sur la consommation  pour que l'’indication du prix ou du tarif comprenne le prix ou le tarif global à payer par le consommateur y compris la taxe sur la valeur ajoutée, toutes autres taxes, ainsi que le coût de tous les services à payer obligatoirement en supplément par le simple consommateur qui n'a pas de TVA à récupérer..

 

Pour revenir aux décisions du protocole d'accord, des facilités de paiement des factures établies selon le système antérieur des tranches, celles justement qui ont provoqué les manifestations, ont été décidées. Il a été ainsi proposé "un traitement spécifique pour les cas sociaux et un étalement des règlements sans frais allant jusqu'à 12 mois aux consommateurs qui le souhaitent". Soit que les factures de la contestation seront payées dans tous les cas. Rappelons à ce sujet que le 2 novembre, le Ministre de l'Intérieur, répondant à une question orale à la chambre des Représentants, a indiqué que la commission de suivi des contrats de gestion déléguée procède actuellement à une révision quinquennale du contrat de la Lydec, soulignant que son département, représenté au sein de cette commission, tient à ce que cette révision soit globale pour toucher l'ensemble des dispositions juridiques, les programmes d'investissement et les aspects économiques et tarifaires. Et qu'en attendant, Il a appelé la Lydec à examiner l'ensemble des réclamations concernant la hausse des factures et à prendre toutes les mesures nécessaires pour corriger les erreurs de facturation et faire bénéficier les clients lésés de facilités de paiement.

 

Sur un autre chapitre, il a été décidé de ne plus facturer les lettres de relance et d'annuler celles facturées antérieurement et non payées. Les frais de coupure, qui étaient de 88 DH TTC, deviennent de 20 DH TTC pour les clients ayant des impayés inférieurs à 300 DH TTC, de 50 DH (entre 301 et 600 DH) et de 100 DH (pour 600 DH et au-delà). Avec la promesse que le courant ne sera plus coupé pour non paiement les jours fériés et à la veille de ceux-ci.

 

Pour éviter la facturation aux tranches supérieures pour les ménages partageant des compteurs généraux, il a été décidé de revoir à la baisse l'installation des compteurs individuels au prix unique de 500 DH HT (?), avec des facilité de paiement s'échelonnant sur 10 mois maximum. Et il a été enfin décidé d'étudier la possibilité, pour l'eau, d'émettre à partir du 1er janvier 2007 une facture mensuelle au lieu de chaque trimestre afin que la douloureuse ne soit pas très lourde à régler. A rappeler à ce sujet que la Lydec, à son lancement, avait adopté la facture mensuelle de l'eau mais l'avait abandonné, encore devant la contestation des abonnés, car c'était une facturation estimative, pouvant chevaucher sur la tranche supérieure, et non effective. Lydec compte cette fois proposer à l'autorité délégante des solutions pour peaufiner trimestriellement les consommations de ses abonnés utilisant moins de 8 m3 par mois. Au-delà la facture d'eau restera trimestrielle.

Manifestations_contre_la_Lyonnaisse_de_Eaux_de_Casablanca

 

 

 

 

11 juin 2006

UNE VILLE, UNE HISTOIRE

On a coutume d’associer l’histoire de la Région du Grand Casablanca à l’ère moderne et plus précisément à l’époque post coloniale. vue_a_rienne_de_la_mosqu_e_hassn_ii__casablanca_Certes, Casablanca n’a connu son émancipation et son rayonnement national comme pôle névralgique dans le tissu économique que durant la première moitié du 20ème siècle. Mais Casablanca est aussi une cité ancienne qui date de l’âge préhistorique. En témoignent les fouilles archéologiques qui ont révélé des traces de vie de l’homme de la préhistoire dénommé à juste titre « l’homme de Sidi Abderrahmane » du nom du site du même nom découvert, entre autre, dans cette région.

Les principaux autres sites sont :

• LISSASFA dont l’âge est estimé entre cinq et six millions d’années.
• AHLAGHLAM, vieux de 2.500.000 ans et ayant connu l’existence de « L’Heberian » l’ancêtre du cheval.
• OULED HMIDA, comprenant plusieurs sites dont les plus célèbres sont :
- THOMAS1 : ce site témoigne de la première présence de l’être humain depuis un million d’années.
- Sidi Abderrahmane, appartenant à la fin de l’âge de la pierre. Il a donné son nom à l’homme qui a habité cet endroit pour une longue période.

Casablanca à travers l’histoire :   

Les historiens appelaient indifféremment Anfa, Anafa ou Anafi, l’air géographique qu’occupe actuellement Casablanca. Néanmoins, aucun d’entre eux n’a déterminé avec précision le vrai fondateur d’Anfa. Certains, comme Ibnou El Wazzane (Léon l’africain) prétendaient que la cité fut fondée du temps des Romains, d’autres plaidaient plutôt en faveur des phéniciens.

Cependant, la majorité des historiens affirme que se sont les berbères de Zenata qui ont construit Anfa. Celle-ci a été réputée par ses Oulémas, ses soldats et par son commerce florissant.

Sous l’égide de la dynastie Mérinide, Anfa demeure une petite ville ouverte sur les transactions maritimes avec l’étranger notamment avec l’Espagne et le Portugal.

Ses habitants furent des marins et des pirates qui n’hésitaient pas à attaquer les bateaux surtout des portugais. Ces derniers et pour protéger leur commerce  envahissaient  et  détruisaient  complètement Anfa  vers  l’année  1468. En 1515, les Portugais voulaient construire une forteresse mais leur défaite face aux Mérinides les a dissuadés. Puis, la cité sombra dans l’oubli et ne laissant que le mausolée de Sid Allal Quairaouani comme témoin d’une civilisation florissante.

Sous le règne de la dynastie Alaouite au temps du Sultan Sid Mohammed Ben abdellah (1757-1790) la cité renaissait de ses cendres et devenait « Dar Al Baida » (Maison Blanche) ou Casablanca selon la dénomination espagnole. Grâce aux impôts imposés aux tribus de Chaouia, le Sultan Mohammed Ben Abdellah a pu bâtir une forteresse qui servait en premier temps de camp pour les soldats et qui devint ultérieurement une destination privilégiée des tribus de Doukkala et de Chaouia.

Vers 1830, le commerce à Casablanca connaissait un développement certes lent mais régulier. Cette croissance s’est accrue d’une façon significative sous le règne de Moulay Hassan 1er à telle enseigne que Casablanca devenait un point d’attrait pour les commerçants et les artisans du royaume en général et de Fès et Marrakech en particulier.

C’est en 1912, que fut décidée la construction à Casablanca du premier grand port moderne du Royaume. C’était un tournant historique qui affecta le destin de Casablanca. Le développement économique de la Région s’est intensifié par l’activité portuaire et draina les investissements nationaux et étrangers donnant ainsi naissance à une ville moderne devenue aujourd’hui la capitale économique du Royaume.

L'histoire du port de Casablanca
L'essor commercial de Casablanca est indubitablement lié à l'essor de son port. Paradoxalement si le trafic maritime y est, dès 1906, le plus intense de tout le Maroc, la ville est "un port sans port". Seul un bassin trapézoïdal d'une cinquantaine de mètres de largeur, permet aux barcasses transportant marchandises et passagers d'accoster, les navires restant au large. Mais la navigation à vapeur rendant obsolète les ports d'estuaire, va renforcer la position de Casablanca.
Face à l'intensité des échanges, les autorités publiques décident, dès 1904, d'engager les premiers travaux d'aménagement du port. Entrepris sous la tutelle de la France en 1907, le chantier implique la mise en place de nombreuses infrastructures comme la construction d'une ligne de voie ferrée qui va entraîner la profanation d'un cimetière musulman. Sacrilège impardonnable, il entraîne la colère des Casablancais qui, en représailles contre la présence étrangère, assassinent sept ouvriers européens.

Casablanca et la seconde guerre mondiale
Loin d'affaiblir la ville, la seconde guerre mondiale va lui insuffler une seconde jeunesse qui durera jusqu'à l'Indépendance :
- Le débarquement des Alliés en 1942, va permettre une reprise précoce de l'activité industrielle ;
- La tenue de grandes conférences, comme la conférence d'Anfa donnera une légitimité internationale à la ville, et la diffusion de nouveaux idéaux, fortement imprégnés par la culture américaine, va influencer le mode de vie et l'architecture casablancais.

La Conférence d'Anfa
Du 14 au 24 janvier 1943, se sont tenues à Casablanca, à l'hôtel d'Anfa, plusieurs entrevues qui allèrent changer la face du monde.
Préparée dans le plus grand des secrets par les Américains, la rencontre devait réunir le premier ministre britannique Churchill et le président américain Roosevelt afin de discuter des préparatifs d'un débarquement des forces alliées en Europe. Informés par les services secrets espagnols, les Allemands, qui avaient bombardé Casablanca, 15 jours auparavant, se laissèrent abuser par la traduction de Casablanca et en déduisirent que l'entrevue se déroulerait à la Maison Blanche à Washington.
Quartier bouclé, villas réquisitionnées, la colline d'Anfa prit pendant les journées que durèrent les entrevues, communément appelée Conférence d'Anfa, des allures de place forte.
                                                      (source: le site officiel de la ville de Casablanca)

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